Comment améliorer la prise en charge des grands prématurés ?

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Dans le cadre du projet européen EPICE, coordonné par l’Institut National de la Santé et de Recherche médicale, les chercheurs ont pointé du doigt un retard conséquent en matière de prise en charge des grands prématurés.

Les grands prématurés, nés avant la 32ème semaine de grossesse, sont plus fragiles et plus souvent victimes de troubles neurologiques et de risques de mortalité néonatale.

Cette semaine, une étude réalisée dans le cadre du projet EPICE (Effective Perinatal Intensive Care in Europe) et publiée dans The British Medical Journal, s’intéresse justement à la question de la prise en charge et l’accès aux soins pour les grands prématurés. Initié en 2011, ce projet européen se base sur un panel de 7 336 enfants, nés en 2011 dans 11 pays différents. Suivis jusqu’à l’âge de 5 ans, ces grands prématurés qui représentent 1 à 2% des naissances, permettent d’évaluer l’efficacité des pratiques médicales qui leur sont attribuées.

Quatre pratiques afin d’améliorer la survie des grands prématurés

Au programme de cette étude, dirigée par Jennifer Zeitlin, l’analyse de quatre pratiques médicales afin de comprendre leur impact sur les grands prématurés : le transfert des femmes enceintes dans des centres spécialisés, l’administration prénatale de corticostéroïdes, la prévention de l’hypothermie et l’administration dans les deux heures suivant la naissance de surfactants (substance que l’on retrouve au niveau des alvéoles pulmonaires, et essentielle à la fonction respiratoire).

Connues par l’ensemble des pays réunis dans le projet EPICE, ces quatre méthodes restent encore trop souvent non pratiquées. Pourtant, avec les études menées, les chercheurs ont remarqué que la pratique de ces quatre techniques médicales pouvait réduire la mortalité de 18%.

Malheureusement, comme le confirme cette étude, ces soins ne sont toujours pas systématiquement administrés aux grands prématurés. En effet, on estime qu’un nourrisson sur deux ne bénéficie pas de ces soins médicaux pourtant indispensables à la survie du bébé prématuré. En revanche, on remarque que 75 à 89% des grands prématurés ont bénéficié d’au moins une de ces pratiques.

En définitive, avec cette première étude les scientifiques espèrent réveiller les consciences des pays européens.

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